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La Commission Vérité, Justice et Réconciliation a organisée sa première audience publique ce 08 Décembre 2019 au CICB

Posté le 11/12/2019

Pour la première fois dans l’histoire du Mali, la Commission Vérité, Justice et Réconciliation a organisée sa première audience publique ce 8 décembre 2019 au centre international de conférence de Bamako (CICB). Cette audience publique s’inscrit dans le cadre de l’adoption par le Mali d’une politique nationale de justice transitionnelle. Comme mécanisme de la justice transitionnelle, la CVJR est chargée, d’établir la vérité sur les violations graves subies par les victimes des diverses périodes de violences connues par le pays de 1960 à ce jour.

 

La rencontre qui a débuté à 9h00 a débuté par la diffusion d’un film qui a permis la remise en contexte sur la raison d’être de la CVJR, des audiences publiques et de la thématique de cette première audience qu’est « les atteintes au droit à la liberté ». Le Président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé a rappelé que lors des différentes crises du Mali des actes constitutifs d’enrôlements forcés, d’arrestations et détentions arbitraires, d’enlèvement et séquestration ont été commis de façon répétitive et par tous les acteurs. Il a souligné : «  Votre présence ce matin exprime votre solidarité avec les victimes et témoigne de votre engagement en faveur la réconciliation nationale et de la paix dans notre cher pays, le Mali, un pays reconnu pour sa profondeur historique, mais aujourd’hui fortement ébranlé dans ses fondements. »

 

Les associations des victimes étaient représentées par monsieur OUMAR SIDI TRAORE qui a souligné que : «  Les victimes ont été impliquées à toutes les phases de travail de la C.V.J.R à travers ses antennes régionales et de Bamako dont le personnel expérimenté et bien avisé a pu enregistrer à ce jour près de 15.500 dépositions des victimes. Nous vous en remercions encore une fois. »

 

 

 

 

 

M. LASSINE BOUARE, Ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale : «  Aujourd’hui plus que jamais chacun d’entre nous, doit comprendre la nécessité de sauvegarder et protégé la liberté de la Personne humaine ainsi que sa sécurité car, essentielles à l’épanouissement de tout être humain. »

Aujourd’hui, tour à tour 13 survivants ont choisi de parler publiquement des violences qu’ils ont subies pendant les différentes périodes de l’histoire du Mali. Plusieurs d’entre elles portent encore les marques destructrices des souffrances physiques, psychologiques et économiques de ces violations graves aux droits humains. Beaucoup d’émotions et de douleur ont été ressenties par les victimes qui l’ont transmis à l’assistance qui a écouté avec grande attention les récits de ces personnes faisant preuve de courage et de détermination dans la reconstruction de leurs propres vies et du Mali. Elles ont émis de souhaits de paix, de réconciliation, de justice et surtout de réparation. Plusieurs ont souhaité que ces graves violations « ne se reproduisent plus » puisque ne souhaitant pas que « ce genre de chose se passe dans la vie de leurs enfants ».

A son discours de clôture, le Président de la CVJR a rappelé le nécessaire besoin que ces histoires « ne se perdent pas » mais qu’elles soient intégrées dans la mémoire et l’histoire nationale du Mali pour la non-récurrence des violences.